Au début des années ’60, la S.S.N. effectuait annuellement un “camp d’été” à… Jemelle, sur le plateau du Gerny.
Les spéléos, à la recherche de la Wamme souterraine, avaient entrepris des travaux de dégagement dans un ancien point d’engouffrement du plateau déjà signalé par Van den Broeck, Martel et Rahir dans “les Cavernes et les Rivières souterraines de la Belgique” en 1911. Ce “chantier” qui est proche du lieu de campement, est bien situé, car proche aussi du Puits aux Lampes et de la grotte de On !
En 1964, la profondeur de 15 mètres est atteinte. Au fond, un petit trou dans lequel on entendait dégringoler les cailloux qu’on y jetait, prolongeait la muraille verticale du puits vers le bas.
En 1966, tout le puits est “rectifié” et toute la partie supérieure est coffrée à l’aide de grosses billes de bois sur une hauteur de 6 mètres. En surface, une chèvre de 3 mètres de haut est installée. Un treuil à moteur permet la remontée de grosses quantités de déblais et la profondeur de 18 mètres est atteinte.
En 1967, une salle de forme à peu près circulaire d’une dizaine de mètres de hauteur et située à 7 ou 8 mètres de distance du puits d’accès est découverte. Dans le fond de celle-ci, on devine parmi les éboulis le cheminement emprunté par l’eau dans sa course vers le bas. Dans l’équipe qu’on retrouve régulièrement sur ce chantier, il y a un certain Max Delpierre…
En 1968, la profondeur de 25 mètres est atteinte et des vides de plus en plus importants sont rencontrés. Dans un rapport, on peut lire “il ne semble pas faire de doute qu’une trouée sera prochaînement effectuée qui nous donnera accès, c’est notre grand espoir, à une cavité importante et, qui sait, peut-être à la Wamme souterraine…”
Ensuite, encore quelques séances de désob… et puis plus rien ! Plus de rapports ! Plus de Max à la S.S.N. ! Pas de topo des prolongements découverts après 1964 !
Heureusement et fortuitement, en mai 2011, Giorgio Fontanari, un ancien qui était à l’Agole et qui avait été aussi de ceux qui ont réouvert le puits aux Lampes, nous a transmis un croquis de mémoire du puits de l’Agole à la fin du chantier vers 1968/69…
Dans les années ’80, on pouvait encore voir la chèvre dans le paysage très “carrier” du plateau du Gerny.
Aujourd’hui, l’Agole n’existe plus, la carrière a arasé et nivelé toute la zone.


